Levons le mystère sur l’identité des coworkers

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SEPTEMBRE 2018

À en croire la multiplication des espaces de coworking en France, il est intéressant de savoir pourquoi ce concept séduit tant et surtout qui sont ses adeptes ? Ces « coworkers », comme on les appelle, ont-ils des spécificités ou des traits communs ? Nous vous proposons quelques éléments de réponse.

Tout d’abord, l’âge
On constate que la génération des millenials est la plus nombreuse à convoiter les espaces de coworking. L’âge moyen se situe aux alentours de 34 ans. Cependant, grâce au télétravail de plus en plus plébiscité et accepté en entreprise, un nombre croissant de salariés issus de la génération X a recoure au coworking.
Plus convivial qu’une bibliothèque, les plus jeunes commencent à s’y intéresser. Cet engouement peut s’expliquer notamment par l’intrigue et l’envie de découvrir un nouveau mode de travail alternatif.
L’autre explication possible est la difficulté qu’ont les étudiants à travailler chez soi, les bibliothèques les contraignant à des jours et horaires précis pour étudier dans de bonnes conditions.

Les conditions de vie
Alors que le nombre de dépression et de burn-out augmente en France, le coworking se pose comme une des solutions pour concilier sa vie professionnelle, sociale et personnelle.
La législation française s’est assouplie et interdit aux employeurs de refuser le télétravail à un de leurs salariés, ce nombre d’heures restent limité dans le mois mais permet au salarié une plus grande liberté et autonomie, et donc d’être plus productif.
Moins stressé en subissant moins la pollution et les trajets, le télétravailleur en espace de coworking se retrouve dans un lieu agréable et dédié au travail, avec tous les services et de nombreux autres talents à portée de main.
Le domaine d’activité.
Ils sont généralement issus du développement web, de la communication, du design, du graphisme, du journalisme, de l’art mais encore plus surprenant, des architectes, et même des avocats, des professionnels de cuisine, de l’audiovisuel et du cinéma !
Souvent économique et véritable plus-value pour le lancement et le développement de leur entreprise, les micro-entrepreneurs sont très attirés par ce concept.

Les slasheurs/slasheuses (provenant de la typographie « / » et définissant les personnes cumulant plusieurs activités professionnelles par désir et/ou besoins) sont en quête de diversité, de spontanéité et de liberté, il n’est donc pas curieux de les voir utiliser de plus en plus les espaces de coworking nomades de la capitale.

On peut aussi retrouver des espaces de coworking ultra spécialisés comme “La Place”, dédié aux travailleurs dans le milieu du hip hop, ou encore “Volumes Coworking”, spécialisé dans l’art culinaire mais aussi “La Crèche” , destiné aux parents ayant un enfant de maximum 9 mois.

Leurs attentes et besoins
Avant tout il s’agit de ne pas trop dépenser quand on est seul et que l’on se lance dans l’entreprenariat.
Les espaces de coworking, même si certains se réclament « hauts de gamme », restent plus économiques et souples que la location ou l’achat de locaux fixes.

Les coworkers privilégient les espaces lumineux, spacieux ayant les services adéquats à leurs besoins professionnels (imprimantes, wifi, écrans, salles de réunion…) mais aussi à leur confort et plaisirs (restauration, conciergerie, services esthétiques…).

Echanges, conservation du lien social, collaborations et business potentiels font aussi partie des raisons communes de préférer le coworking au travail de chez soi ou dans des tiers lieux non professionnels.

Les espaces de coworking sont occupés majoritairement par des résidents, par définition des utilisateurs permanents et de longue durée, le reste étant occupé par les nomades en open space et sans bureau fixe.
Les deux tiers des espaces sont occupés par les hommes contre un tiers par les femmes, la population freelance et micro-entrepreneur étant encore majoritairement masculine.

Mais chez Laburo on parie sur l’explosion du nomadisme et on militera aussi pour la parité dans le coworking !

« Les espaces de coworking, même si certains se réclament ‘hauts de gamme’, restent plus économiques et souples que la location ou l’achat de locaux fixes. »

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